Les préparatifs de mariage

les preparatifs de mariage

   

Les  noces : "c'était un tralala ! " Avant la guerre il y avait de grosses noces. On invitait la famille et les amis. Quelquefois, tous les artisans étaient invités". " Je me souviens d'un gros et beau mariage en 1937, ou il y avait 250 personnes !" C'était l'occasionn de rencontrer d'autres jeunes.

Ceux qui venaient au mariage apportaient un petit quelque chose : des volailles (pas souvent des canards), des oeufs, du fromage de chèvre.... On servait souvent du poulet pas du lapin c'etait trop ordinnaire. 

Les repas etaient composés de :

- Hors d'oeuvre : souvent des legumes crus, melons artichats, quelque fois des asperges ( pas souvent car les asperges étaient cheres!) ou de la soupe.

-  Poisson avec de la mayonnaise, comme des gros merlus cuits dans des poissonnieres, accompagnés d'oeufs durs et de tomates.

- Plat en sauce : Blanquette de veau, bourguignon, langue...

- Plat principal : poulet, canard accompagnés de légumes de saison et de haricots verts. Quelquefois il y avait du roti ou du chevreau à l'ail vert accompagné de mojhetes demi seches.

- Fromages du Poitou confectionnés par les femmes.

- Dessert : la piece montée, composée de choux à la crème fabriqués par la cuisienère, était le dessert des mariages. On pouvait aussi y manger des oeufs au lait et autres entremets accompagnés de tourteaux, gateaux secs et pain de savoie. Il ne fallait pas casser les blancs montés en neige ! Surtout pas de courants d'air car ils risquaient de retomber ! On se mettait à la porte du four pour incorporer les blancs en neige ! C'était fragile !

Pour les petits repas ces gateaux etaient faits dans un "mol" avec 2 "beurleres" et 3 pieds (recipient de la grandeur d'un plat, fermé par un couvercle avec deux poignées et trois pieds), qu'on appuyait sur la braise, et dont on garnissait le dessus du couvercle avec de la braise pour faire une cuisson comme dans un four. On se servait aussi d'un "calin" (plat allongé avec un couvercle sur lequel on mettait de la braise pour faire cuire la viande.

 

Le tout était arrosé de bon vin, du blanc, du rouge, acheté chez le marchand.

On se demande souvent ou on mettait tout ça ! Le repas durait et durait, et on ne sortait guère de table avant 4 ou 5 heures !

Les mariages se passaient souvent le matin ; on allait à pied à la mairie et à l'église. Il fallait faire un cortége ou chacun avait une cavaliere ou un cavalier. C'etait interessant et on rigolait ! Les voisins, les gens du village faisaient un feu de joie sur le passage du cortege. On mettait 3 fagots debout, de la paille et une pierre au pied avec la boite d'allumettes dessus. La mariée allumait le feu de joie et les chasseurs du coin tiraient des coups de fusils en l'air pour saluer les mariés; Et tout le monde buvait un coup au "baricaut" qui suivait la noce. " Je me souviens d'une mariée qui avait le feu pris dans son voile !" Un ruban installé entre deux chaises barrait quelquefois le chemin. La mariée devait le couper. Une assiette recueillait les pieces de la quete, et une autre offrait des cigarettes et des dragées.

La noce durait trois jours : Deux jours de preparation du repas, cuisson des volailles et des tourteaux, puis la table à mettre en place sous le hangar qu'on avait nettoyé avant.

On chantait, on dansait, on racontait des histoires, on s'amusait.

 

 

 
×