marpa couture

Marpa Couture d'Argenson : La premiere fois

   

Sont presents :

Madame MAGNANT une ancienne agricultrice de Paizay Naudouin.

Mme DELCEAU de Couture d'Argencon elle tenait le café épicerie qui est à coté de la MARPA.

Mme Penaud Solange

Mme BAILLIER Josette

Mme TERRASSON Monique

Mme GOICHON Renée qui habitait à Villemanan 

Mme RICHARD Renée

Mme GEORGELET Denise

M VIAUD Pierre? Il était cultivateur.

M MAYEuR Alain il vient des Touches de Périgné, il était professeur d'art plastiques au colège et lycée.

Mme KUHN Noelle

Mme MORNET Denise


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Visite de Marie José à la MARPA de Couture d'Argenson

  

Mercredi 07 mars 2018

 

1ere rencontre avec les résidents de la Marpa.

Je vais les appeler par leur prénom, non par manque de respect, mais au contraire parce que cela semble leur faire plaisir et certainement aussi de ma part pour un certain côté affectif.

Je prépare les étiquettes avec leur nom et leur demande si elles acceptent de me donner leur date de naissance. Un anniversaire, ça se fête.....

Raymonde 96 ans, est assise avec nous, mais ne veut pas participer, refuse de communiquer, ne veut rien faire seulement "rester tranquille". Il y a 30 ans que nous nous connaissons et en lui rappelant des anecdotes, sourit et oublie qu'elle ne voulait pas parler.

Renée, est née au mois de février mais ne peut dire le jour, ni l'année. Mais elle est avec nous, et c'est ce qui est important.

Paulette, 79 ans, que je connais aussi depuis longtemps, aime discuter, a besoin de s'exprimer et anime la conversation.

Et Solange, pour qui je suis restée figée quand elle m'a donné sa date de naissance, une employée qui passait par là, m'a confirmé que Solange a bien 100 ans. J'étais sans voix devant ce visage sans rides, serein. Solange ne parle que pour répondre timidement à mes questions.

Après un échange très agréable, nous avons terminé la séance en faisant une partie de dominos. Paulette se débrouille très bien, Renée a besoin d'être un peu guidée mais trouve les bons chiffres, quant à Solange, c'est admirable de la voir jouer.

Leur demande est d'écouter de la musique. Ce que je leur ai promis pour la prochaine fois, ces Dames veulent que nous continuions à partager ensemble ces instants de convivialité.


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Mercredi 02 Mai 2018

5ème rendez-vous à la MARPA de Couture d'Argenson

Raymonde, Renée, Paulette, Solange, Denise, Monique, Renée, Marie-Thérèse, Noëlle et Pierre sont autour de la table.

Plusieurs personnes sont nées à Couture d'Argenson ou dans les communes limitrophes et ont toujours vécu ici, ce qui entraine des débats sur la vie dans les villages, autrefois, les liens familiaux par les mariages " de proximité ".

Et oui, me disent-ils, on allait à l'école à pied, on était nombreux et nous parcourions deux kilomètres matin et soir, pour certains, parfois trois kilomètres pour d'autres, on emmenait le repas de midi. Ensuite, on allait au bal à pied ou en vélo et toujours accompagnées pour les jeunes filles. et pas question de dépasser l'heure du retour imposée par les parents.

Raymonde, avec un regard espiègle et un sourire au coin des lèvres me signale que Pierre était son cavalier quand ils étaient jeunes et c'était un très bon danseur....." Pierrot, te souviens tu?

La valse à l'endroit et à l'envers"?

"Oh, que oui, c'était le bon temps!" répond Pierre.

D'autres résidentes se mêlent à la conversation relatant elles aussi certaines anecdotes. Puis de fil en aiguille, demandent des nouvelles de telle ou telle personne et échangent des informations sur ce que sont devenus ces anciens voisins ou camarades. Paulette quant à elle semble connaître tous les habitants de la région et leurs liens de parenté. Elle apporte des renseignements qui permettent de tisser une sorte de  "toile d'araignée" et de mettre à l'épreuve la mémoire de chacun. 

Nous nous séparons à 17h30 avec le désir de nous retrouver dans deux semaines.

Mercredi 30 Mai 2018

7ème rendez-vous à la MARPA de Couture d'Argenson

Sont présents aujourd'hui : Raymonde, Paulette, Solange, Monique, Renée, Pierre et Josette.

Le sujet proposé est "les vieux métiers"

Chacun énonce un de ces métiers oubliés:

 le forgeron et le bourrelier (indispensables puisque l'on se servait des chevaux). Les battages, le cordonnier, le sabotier, le rémouleur,le berger, le bouvier, le bûcheron, le meunier, la dentelière, le chapelier, le cheminot du temps des locomotives à vapeur, le débardeur qui est remis au goût du jour car il est évident que les chevaux abîment moins les sous-bois et peuvent accéder à certains endroits escarpés par exemple, contrairement aux gros engins motorisés, le barbier, le perruquier, les lavandières, ce qui nous amène à la fameuse Bugée sur laquelle nous nous attardons.  J'ai trouvé un commentaire sur ce sujet que j'ai envie de vous faire partager car je le trouve intéressant et bien écrit. Cet article décrit très bien la façon dont se faisait la lessive à cette époque. 

La bugée, bughée, buée ou lessive à la cendre.

Le linge de corps, les vêtements de travail, et le linge de couleur était lavé au savon de Marseille chaque semaine.Le gros linge (draps, torchons, serviettes) était lavé à la cendre deux fois par an, au printemps avant les Rameaux, et à l’automne vers la Toussaint.

Les draps étaient changés chaque mois. Après un rapide lavage à l’eau claire puis plus tard au savon de Marseille, suivi d’un rinçage, étaient séchés puis étendus dans les greniers en attendant le jour de la « bugée ». On disait « essanger ». Et parfois 30 à 40 paires de draps attendraient ainsi le jour de la « bugée »  ou lessive d’autrefois.

La bugée avait pour but de faire bouillir le linge afin de lui rendre toute sa blancheur : la cendre (car elle contient des phosphates) remplaçait la lessive.

Diverses opérations devaient être effectuées préalablement. La cendre, bien tamisée, était préparée à l’avance et ensachée exempte de résidus de charbon. La veille de la « bugée », les draps et le linge étaient descendus des greniers et mis à tremper dans des cuves jusqu’à la fin de l’après midi. Là, on le retirait pour le mettre à égoutter sur des tréteaux ; les draps étaient tordus pour s’égoutter vite.

Côte à côte, une ou deux « ponnes » (cuve en terre cuite de 100 à 200 litres) étaient posées sur un socle en maçonnerie ou en bois. A coté et dessous : le chaudron (poêlonne, cuve en fonte chauffée au feu de bois). Au fond des « ponnes » la cannelle, drain en bois de sureau qui recueillait l’eau et le conduisait au-dessus de la « poêlonne ». L’orifice de sortie de l’eau pouvait être obturé par un « tapon » (bouchon) en bois étanché par du tissu enroulé.

Au fond de chaque « ponne », au-dessus de la cannelle, un sac de cendre était posé sur un lit de sarments de vigne ou sur des tuiles. Le linge était disposé soigneusement dans la ou les « ponnes » dont une était réservée aux draps. Ce linge, disposé à plat, devait baigner dans sa totalité. Ensuite, quelques racines d’iris étaient insérées afin de le parfumer. Enfin, les « ponnes » dont les cannelles étaient obturées par les « tapons » et la « poêlonne »étaient remplies d’eau.

Le lendemain matin, le feu était allumé sous la « poêlonne ». L’excédent d’eau bouillante était recueilli à l’aide d’un « potin » en fer blanc (sorte de casserole à manche) pour être déversé sur le linge des ponnes. Les « tapons » de ces dernières étaient tour à tour enlevés (et remis) de façon à laisser s’écouler au fur et à mesure le jus (« lessis ») dans la « poêlonne ». Ces opérations fastidieuses appelées « faire rouler la lessive » se répétaient inlassablement toute la journée. Ce travail très long était très fatiguant.

Le lendemain était consacré à la « laverie ». Le linge sorti des « ponnes », « poêlonnes », cuves ou bassines, était chargé sur des charrettes ou brouettes, puis amené à la mare.

C’est alors que les femmes lavaient le linge. En le tordant et le battant. Les battoirs marchaient « fort » mais il parait que les langues aussi.

Les laveuses prenaient soin de faire dans la cendre, en fin d’après-midi, des pommes de terre pour régaler les enfants à la sortie de l’école.

Le linge était rincé, tordu, avant d’être étendu au soleil sur l’herbe, parfois sur des haies taillées. On pouvait aussi le suspendre sur un fil tendu entre deux arbres ou deux piquets.

Le soir venu, dès que ce linge était sec, il était chargé sur des brouettes, rapporté à la maison et plié sur des chaises. Deux jours plus tard, les chemises des hommes, les serviettes et mouchoirs étaient repassés. Tout était rangé dans les armoires d’où émanaient ensuite des odeurs d’iris.

La « bugée » était alors terminée et on se donnait rendez-vous : « à dans six mois ! »

Mercredi 13 Juin 2018

8ème rendez-vous à la MARPA de Couture d'Argenson

Raymonde, Paulette, Solange, Monique, Renée et Pierre sont présents.

Après les vieux métiers, aujourd'hui, c'est de cuisine dont nous allons parler : Les plats traditionnels et typiques du Poitou Charentes.

Et quand on discute gastronomie, les regards s'illuminent, peut être quelques restes de nos ancêtres les Gaulois......

L'idée étant aussi de conserver et transmettre les valeurs de notre patrimoine et dans ce cas précis d'évoquer l'importance de préserver notre santé en luttant contre la  "malbouffe"

Hippocrate ne disait-il pas que nous creusons notre tombe avec nos dents. 

Afin de remettre en mémoire certains de nos plats ou de faire découvrir notre cuisine régionale, je vais énumérer une liste.

-Le Melon au Pineau

-La Chaudrée au Pineau des Charentes

-Grimolle ou Gouéron

-Le Pâté de Pâques Poitevin

-Le Far à l'oseille Poitevin

-La Mouclade Charentaise

-Le Chou farci au lard et légumes verts

-Nos fameuses Cagouilles

-Le Farci Poitevin

-Les Anguilles

-Les Cuisses de grenouille

-L'éclade  (de moules)

-Les Caillebottes

-Le Broyé du Poitou

-La Galette Charentaise au beurre

-Les Bugnes traditionnelles

-Les Merveilles ou Fontimassous

-Le Tourteau Fromagé

Je pense avoir fait le tour du résultat de nos recherches et je ne peux que vous encourager à vous mettre à vos fourneaux et vous souhaiter "bonne dégustation"

Mercredi 04 avril 2018

3éme rendez-vous à la MARPA de Couture d'Argenson.

 

La première séance s'est déroulée avec quatre  personnes présentes, la seconde avec cinq personnes et aujourd'hui pour notre troisième rencontre, DOUZE personnes sont là. 

Monique, Renée, Éveline, Pierre, Marie-Thérèse, Josette et Noëlle nous ont rejointes.

Les cinq résidentes préalablement présentes auraient-elles motivé les troupes?

C'est l'assurance que nos rendez-vous sont nécessaires et bénéfiques dans le sens de l'échange, de la communication et de la relation humaine avec des intervenants extérieurs dans un esprit de complémentarité avec le personnel soignant des structures recevant les ainés.

Pendant le tour de table pour la présentation de nos nouveaux participants, des conversations se développent. Certaines personnes qui se connaissaient autrefois, se retrouvent et l'évocation de souvenirs leur procure de la joie, surtout lorsque Pierre, notre seul représentant de la gente masculine, et célibataire au milieu de ces Dames, nous raconte ses sorties au bal. On peut lire de l'espièglerie dans son regard et des éclats de rire fusent. Et c'est un vrai bonheur pour moi d'être témoin du bien-être que procurent nos petites réunions.

Après le goûter, nous avons sur internet pris plaisir à regarder de magnifiques danseurs de valses Viennoises. Ce qui avait été décidé lors de notre séance précédente.

Il y avait une telle bonne humeur que personne ne voulait regagner sa chambre et la séance s'est prolongée d'une demie heure supplémentaire.

 

 

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